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Saison 2016

Visite d'une mésange charbonnière16 janvier 2016 : Installation d'un nichoir équipé d'une caméra IP dans un érable de mon jardin, avec l'espoir qu'un couple de mésanges se l’approprie et y fasse son nid.

Quelques jours plus tard, des mésanges charbonnières commencent à s'en approcher et de temps en temps passent la tête pour jeter un regard à l'intérieur. Parfois, la curiosité les pousse même à y entrer mais le diamètre du trou est un peu juste pour elles. Un peu plus rares, mais plus petites, les mésanges bleues hésitent moins à entrer pour visiter.

11 février : Une mésange bleue semble particulièrement intéressée par cet abri. Elle entre et sort puis s'attarde un peu plus et commence même à y faire le ménage. Elle évacue méticuleusement les fientes qu'une cousine charbonnière négligée, avait laissées là. Serait-ce le signe d'une future installation ?

Les jours suivants, elle revient encore pour de multiples visites. Elle est parfois accompagnée et semble vouloir prendre ses marques dans ce petit espace. 

 

Câble coupé 22 février : La connexion avec la caméra IP s'est brusquement interrompue. Elle n'est plus visible sur mon réseau ce matin. Tout mon projet risque de tourner court. Heureusement dans la soirée, je constate que le câble qui assure l'alimentation de la caméra et la liaison par CPL a été sectionné, sans doute par un petit rongeur. Je sors le fer à souder et tout rentre rapidement dans l'ordre.

En retrouvant l'image peu après le coucher du soleil, je découvre que notre petite mésange bleue s'est blottie dans un coin du nichoir manifestement pour y passer la nuit.

1er mars : Le nichoir est adopté au moins en tant qu'abri nocturne. Tous les soirs à l'heure où le soleil se couche, notre mésange y retourne pour n'en sortir que le lendemain matin. Elle passe la nuit seule, le plumage en boule pour s'isoler au mieux des températures hivernales.

4 mars : De la mousse et quelques brindilles commencent à joncher le fond du nichoir. Cela ressemble bien aux premières pierres d'un nid à venir.

5 mars : Coup de théâtre : Le nichoir a été pratiquement vidé de tous les matériaux apportés la veille ! Les deux mésanges que j'avais d'abord prises pour un couple, pourraient bien être, en fait, deux concurrentes qui convoitent le même abri. La première commence à s'installer et la seconde sape systématiquement son travail, histoire de la décourager ou bien alors, s'agit-il d'un rituel prénuptial ?

7 mars : Le même manège continue, une mésange apporte quelques brindilles tandis que l'autre en élimine. Cette dernière continue aussi à passer toutes ses nuits dans un coin du nichoir dès le coucher du soleil.

Nid

17 mars : Depuis près de deux semaines, c'est toujours la valse-hésitation : En fin d'après-midi, le fond du nichoir est couvert de mousse et brindilles clairsemées par sa pensionnaire. Le matin, sa première tâche est de quasiment tout sortir. Il arrive même que notre mésange entre dans le nichoir le bec chargé de mousse et en ressorte aussitôt avec. Mais aujourd'hui enfin, un changement se profile. La quantité de mousse est bien plus importante que d'ordinaire...

19 mars : A quelques heures du Printemps, plus de doute possible, c'est bien un nid qui prend forme au fond du nichoir. Du matin au soir, la mousse, les brindilles et autres fibres s'amassent au gré des allées et venues de notre pensionnaire.

24 mars : Cela fait maintenant une semaine que la construction du nid se poursuit tous les jours. Sur une base constituée essentiellement de mousses, ce sont ensuite les brindilles sèches qui s'amoncellent pour former une deuxième couche, puis viennent enfin les plumes, poils et bouts de laine sur une couche finale plus douillette.

27 mars : Le nid semble en être aux finitions, le puits qui devrait bientôt accueillir les œufs est bien marqué à l'arrière par rapport à l'entrée du nichoir.

29 mars : Le rythme des visites diminue fortement. Alors que notre pensionnaire passait une cinquantaine de fois chaque jour depuis le commencement du nid, on ne compte plus maintenant plus qu'une vingtaine de visites quotidiennes.

30 mars : Un œuf unique est visible ce matin mais curieusement cela ne semble guère changer les habitudes de notre mésange.

31 mars : Encore une surprise : Le nid et son œuf toujours unique ont été déserté toute la journée depuis tôt ce matin. Étonnamment, la mésange revient quand même peu avant le coucher du soleil pour y passer sa nuit comme elle le fait depuis un mois maintenant.

1 avril : Ce matin, trois œufs sont bien visibles au fond du nid. Au cours de la journée, la mésange s'efforce de les enfouir et de les recouvrir si bien qu'ils disparaissent totalement, le nid semble à nouveau parfaitement vide.

Oeufs

2 avril : Quatre œufs sont visibles ce matin mais il est difficile d'être sûr du nombre exact.

Simplement pour voir, je dépose dans et au pied de l'érable les cheveux que je venais tout juste de me couper, et quelques minutes plus tard, ils ont été récupéré par la mésange... Les œufs sont devenus totalement invisibles !

5 avril : La mésange couve ses œufs toute la nuit mais pas le jour, ou très peu. Elle les recouvre au mieux en début de matinée puis revient le soir pour les découvrir et s'installer à nouveau pour couver. Ce soir, on en compte sept.

8 avril : La construction du nid continue, le creux contenant les œufs est de plus en plus marqué. Dernier décompte : dix œufs.

 11 oeufs9 avril : C'est le onzième jour depuis la ponte du premier œuf et ce matin, on compte onze magnifiques œufs blancs !

11 avril : Hier, on comptait douze œufs et cela n'a pas changé aujourd'hui. On note aussi un changement complet de comportement, notre mésange n'a pratiquement pas quitté le nid de la journée. Elle a couvé ses œufs presque tout le temps ne s'octroyant que quelques pauses.

16 avril : Plus de nouveaux œufs, on en est toujours à douze. Ils sont couvés maintenant jours et nuits par notre mésange qui ne sort seulement que de temps en temps. Pour limiter ses sorties, elle se fait même nourrir sur place par sa compagne.

23 avril : Le grand jour est arrivé, six œufs ont éclos pendant la nuit. Les poussins semblent très frêles et affaiblis par la dure épreuve de la naissance. Ils peinent à avaler la nourriture que déjà leurs parents leurs apportent. Un septième poussin sort de sa coquille à la mi-journée.photo8

24 avril : Les oisillons ont pris un peu de vigueur et ouvrent grand leur bec quand les adultes viennent les nourrir. Ils sont dépourvus de plume à l'exception d'un petit bouquet duveteux derrière chaque œil.

30 avril : Sept jours ont passé depuis l'éclosion, les poussins se métamorphosent de façon spectaculaire. Les plumes commencent à pousser sur les ailes et le long de la colonne vertébrale. Les yeux, jusque là, complètement clos se divisent en deux paupières.

4 mai : Nos sept poussins continuent de grandir de jour en jour. Leurs yeux sont maintenant bien ouverts et les nuances du plumage commencent à se dessiner. Le nid semble bien exigu pour tous ses pensionnaires.

5 mai6 mai : Les oisillons ressemblent maintenant vraiment à des petites mésanges. Les plus hardis d'entres eux sortent du trou et occupent toute la surface du nichoir.

7 mai : Notre mésange qui passait toute ses nuits à l'intérieur depuis plus de deux mois a laissé toute la place à ses petits pour dormir. Dès le lever du soleil, elle reprend ses incessants aller-retours pour nourrir les affamés.

11 mai : Une des sept petites mésanges a quitté le nid peu avant midi. Les six autres semblaient bien tentées mais sont finalement restées au chaud d'autant que la pluie n'a presque pas cessé aujourd'hui.

12 mai : Les six dernières petites mésanges ont aussi quitté leur nid. Les premières avant même qu'il ne fasse jour et la toute dernière vers 9 heures. Étonnamment, l'une des mésanges adultes s'affaire déjà à remettre le nid en état plutôt que de s’occuper de sa progéniture. Elle revient dans l'après-midi et entasse de la mousse fraîche qui change complètement l'aspect du nid. L'histoire ne semble pas terminée même si le nichoir reste vide ce soir pour la première fois depuis dix semaines.

14 mai : Surprise, surprise... A peine deux jours après le départ des petits, un nouvel œuf tout blanc est apparu dans le nid fraîchement remis en état.

16 mai : Notre mésange semble déjà bien partie pour une nouvelle couvée au rythme d"un œuf quotidien : trois jours et trois œufs aujourd'hui. Maintenant, elle revient aussi passer ses nuits à l'intérieur du nichoir après l'avoir brièvement abandonné.

la femelle couve

21 mai : Six œufs ont été pondus en six jours puis rien les deux jours suivant. Il semble que notre seconde couvée sera plus retreinte que la première.

24 mai : La principale occupation de notre pensionnaire est maintenant de couver patiemment ses œufs. Elle ne sort que pour des pauses de quelques minutes.

Une petite sortie pour se dégourdir les ailes28 mai : Pas de changement dans les habitudes, la femelle couve toujours assidûment jour et nuit. Le mâle vient la ravitailler régulièrement avec quelques chenilles ou insectes.

31 mai : C'est à nouveau le grand jour : Deux poussins ont brisé leur coquille pendant la nuit. Deux autres ont suivi plus tard dans la journée. Les parents s’affairent aussitôt à les nourrir après avoir débarrassé le nid des coquilles vides.

1er juin : Le cinquième des six œufs a éclos tôt ce matin. Sauf surprise, il est probable que cette fratrie s'arrêtera là. On est déjà à 80% de réussite contre moins de 60% pour la première couvée.

3 juin : Pas facile d'observer les petits qui continuent d'être couvés la plupart du temps par leur mère. Ils restent littéralement emmêlés les uns aux autres mas ils semblent bien n'être plus que quatre aujourd'hui.

8 juin : Stupeur dans le nichoir, il ne reste plus que trois oisillons vivants. Mais pire encore, les petits restants sont quasiment abandonnés à leur sort. Alors qu'habituellement les adultes passaient toutes les deux à trois minutes sans relâche pour apporter de la nourriture, aujourd'hui c'est moins de dix fois qu'un des parents est entré à l'intérieur et encore sans apporter la moindre chenille. L'issue de cette seconde couvée ne fait malheureusement guère de doute maintenant et j'en ignore la cause.

9 juin : Ce soir, un seul oisillon est encore en vie. J'ai compté une vingtaine de visites au cours de la journée avec un apport de nourriture très limité, mais pas nul.

10 juin : Le dernier des six poussins vit ses derniers instants. Au petit matin, les parents sont entrés sans sembler vraiment comprendre ce qui se passait ; ils même avaient apporté une araignée. Ils sont finalement repartis au bout de quelques minutes et ne sont plus jamais revenus. Triste fin...